
Tirer encore et toujours le signal d’alarme… Le Secours populaire français profite de la « Journée mondiale du refus de la misère » du 17 octobre pour lancer un appel aux pouvoirs publics, et par là même à l’ensemble des citoyens.
Le Secrétaire général du Pas-de-Calais, Christian Lampin, n’y va pas par quatre chemins : « La misère vécue au quotidien ruine la vie, la santé et l’avenir ». Il s’exprime au regard du dernier sondage commandité par le Secours populaire auprès de l’IPSOS-SPF publié dans le dernier numéro de « Convergence alerte pauvreté ». Le constat est alarmant : 85% des parents se disent inquiets pour l’avenir de leurs enfants, 39% des Français renonceraient à des soins médicaux en raison de leurs coûts. La misère est en mutation : des problèmes demeurent, d’autres apparaissent, la population concernée évolue. Familles monoparentales de plus en plus nombreuses et de plus en plus touchées, personnes âgées en détresse, d’inhabituelles interventions en milieu rural mettent à jour de sérieux problèmes d’isolement dans les campagnes, des familles de tous les milieux basculent rapidement dans la pauvreté, sans oublier le phénomène croissant de paupérisation des travailleurs.
La mobilisation s'intensifie
Au moment où on parle de crise économique mondiale, l’association de notoriété et d’utilité publique est bien loin d’atteindre son objectif ultime : ne plus exister. Les 1400 permanences d’accueil et de solidarité françaises fonctionnent à plein régime. Dans le département, on passe de deux à trois « séances » hebdomadaires, on parle de la création d’autres comités locaux au Portel ou Hénin-Beaumont, relancer celui de Saint-Omer… Le chantier est énorme, les idées affluent, les actions se multiplient. Tenons pour exemples le lycée Henry-Seney d’Hénin-Beaumont qui a réalisé et vendu un journal dont la recette a été reversée au Secours populaire, « les pères noël verts » marrainés cette année par la médaillée olympique de canoë-kayak Marie Delattre, collecte de jouets, des centaines d’enfants envoyés sur la foire aux manèges de Lens, volonté d’améliorer la qualité du colis alimentaire de noël, le développement du travail pour mais aussi avec les bénéficiaires… Le nombre d’actions met au jour l’étendue des besoins. Sur le plan national, on enregistre une augmentation de 15 à 20% des demandes d’aide, dans le Pas-de-Calais, on ne souffre pas moins qu’ailleurs, bien au contraire. Alors « les généralistes de la solidarité » font appel à tout le monde : aux pouvoirs publics évidemment, afin de prendre les dispositions financières qui s’imposent, mais aussi à tous les gens de cœur du pays, parce que chaque don est précieux même le plus petit.
Secours populaire français, fédération du Pas-de-Calais, 38, rue Baudimont, 62008 Arras cedex
Tel. 03 21 71 43 19
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texte et photo: A. Top
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