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| Henri Pasternak explique aux candidats l'utilisation du défibrillateur et le massage cardiaque |
Apprendre les gestes qui sauvent, une démarche citoyenne, un investissement pour les autres et pour soi-même. En très peu de temps, sans effort physique, sans prendre de note, n’importe quel individu, et ce dès l’âge de dix ans, est capable d’acquérir un savoir… vital !
Dix heures dans une existence ne sont pas grand-chose. Elles suffisent cependant pour apprendre à sauver des vies. On ne devient pas sapeur-pompier ou médecin en si peu de temps, mais acquérir le PSC 1 (prévention et secours civiques de niveau 1), nom donné à l’ancienne AFPS (attestation de formation aux premiers secours), est tout a fait envisageable. Dans toute la France, la Croix-Rouge française propose des formations basées sur huit modules : la protection, l’alerte, l’étouffement, l’hémorragie, la victime inconsciente ou ne respirant plus, le malaise et les différents traumatismes (plaie, brûlure, fracture). L’attestation, reconnue sur le territoire européen, est valable 5 ans, et ne coûte qu’une soixantaine d’euros… 61,90 € précisément pour l’antenne de Béthune. Un investissement.
Le paradoxe français
Aucun pré requis, aucune connaissance n’est à apporter, il suffit simplement de témoigner d’un certain degré de citoyenneté. C’est ce qui chagrine Henri Pasternak, moniteur national des premiers secours. Se former n’est pas un réflexe dans l’hexagone, contrairement à ce qui peut se faire ailleurs, en Allemagne et en Belgique notamment: « Le Français n’est pas du genre à faire une formation de lui-même, alors que chez nos voisins… c’est inné ! Cela commence à changer, l’éducation nationale fait des efforts, mais il y a toujours un problème de financement ». Le témoignage de ce retraité de l’imprimerie et bénévole à la Croix-Rouge illustre parfaitement le paradoxe français : 93 % d’entre eux estiment que connaître les gestes qui sauvent est important… mais seulement 7 % suivent une initiation… Elle ne se déroule pourtant que sur deux samedis, à l’Espace Camus de Nœux-les-Mines, à raison de sept formations par an et de dix participants par session. Des candidats venant par obligation – certaines professions obligent les futurs salariés à s’initier – ou pour un simple enrichissement personnel.
Une minute égarée, 10 % jamais récupérés
L’intérêt d’une telle formation n’est plus à démontrer. Mais Sébastien Blocquet s’y attèle tout de même, afin d’inciter un maximum de personnes. L’ambulancier de profession, bénévole à part entière, démontre, statistiques à l’appui: « Plus de 70 % des accidents cardiaques surviennent à domicile, le reste sur la voie publique. Et souvent devant des témoins qui se retrouvent pantois face à une telle situation. Il faut savoir qu’une minute de perdue, ce sont 10 % qui ne seront jamais récupérés ». Henri Pasternak reprend : « Il y a bien sûr une multiplication du nombre de défibrillateurs dans l’espace public… mais encore faut-il savoir l’utiliser convenablement et accompagner le tout d’un massage cardiaque ».
C’est d’ailleurs la nouveauté du PSC1 par rapport à l’AFPS, l’utilisation du défibrillateur… un plus ajouté à la somme déjà conséquente de gestes essentiels inculqués à ceux qui ont franchi le pas… pourquoi pas vous ?
Rens. Croix-Rouge de Béthune, place de l’Europe, centre Jean-Monnet II, du lundi au vendredi, de 14 h à 18 h, sauf le mercredi. Tél. 03 21 57 68 14, dl.bethune@croix-rouge.fr
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