
Inutile de casser du sucre sur le dos de la météo, elle a joué un rôle important dans ce qui devrait être le troisième meilleur rendement de tous les temps.
On aurait pu penser que de telles conditions climatiques allaient tirer les rendements vers le bas, et bien pas du tout. Elles auront certes fait perdre quelques jours par rapport à l’année précédente en mars et avril (l’époque des semis), mais les faibles chaleurs ont évité le développement des maladies. Ajoutées aux progrès agronomiques réalisés en France pour améliorer la qualité des semences et à l’optimisation des techniques culturales toujours plus performantes et respectueuses de l’environnement, cela donnerait, selon les premiers prélèvements et arrachages, des rendements avoisinant les quatre-vingts tonnes par hectare, en dessous des chiffres de 2007, mais tout de même le troisième meilleur rendement de tous les temps. Place désormais à la transformation de la betterave en sucre, Saint-Luc oblige (la date n’est que symbolique, elle correspond en fait à l’apogée de la campagne), trois mois à plein régime pour les vingt-cinq sucreries françaises, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Une mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes pour environ 3,8 millions de tonnes de sucre blanc.
SR: A. Top, source: lesucre.com
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