Eden 62 propose cette année de célébrer les oiseaux et plus particulièrement une famille assez singulière, celle des pics… Pics verts, pic épeiches jouent un rôle primordial pour la biodiversité des forêts ; sans pics, écureuils, chauves-souris, martres, rapaces... seraient bien en peine de trouver un logis ! Ces oiseaux cavernicoles ont été longtemps déclarés néfastes aux productions humaines (souvent par ignorance), ils sont aujourd'hui considérés comme des auxiliaires de la sylviculture (pour la capture d'insectes préjudiciables aux arbres).
L’initiative d’Eden 62 s'inscrit dans le cadre de l'année internationale des forêts, décrétée par l'assemblée générale des Nations Unies pour 2011. La forêt représente à l'échelle mondiale 80 % de la biodiversité terrestre, et cette enquête est un moyen de découvrir ou redécouvrir le milieu forestier, avec ses ambiances, ses odeurs, ses bruits et bien entendu ses habitants.
Les habitants du Pas-de-Calais sont donc invités à participer à l'inventaire de ces pensionnaires emblématiques de nos forêts et de nos campagnes que sont les pics. L’opération permettra de mieux connaître la répartition et le nombre de ces oiseaux sur l'ensemble du département du Pas-de-Calais, indicateurs de l'évolution et de la qualité du milieu, plus particulièrement des forêts.
Le pic vert, mâle ou femelle, a une face supérieure verte, le croupion jaune, la face inférieure gris-vert et le dessus de la tête rouge. La femelle se distingue par sa moustache noire, tandis que celle du mâle est rouge, entourée de noir. Les jeunes sont plus clairs et tachetés. Cet oiseau mesure environ 30 cm de longueur pour une masse d'environ 200 g. Les deux sexes ont un cri d'appel très sonore, qui ressemble à un rire. Il arrive parfois au pic vert de tambouriner ou marteler, en frappant son bec contre une branche sèche un grand nombre de fois successives. Le pic vert se nourrit principalement d’insectes et de larves, capturés sur le sol. Il recherche particulièrement les fourmilières dans les prés, les fourmis représentant plus de 90 % de son alimentation. Le pic vert creuse également de nombreux édifices dans la couche subéreuse des arbres (écorce) afin d'y stocker des glands dont il se nourrira pour survivre pendant l'hiver.
Des biec-bos !
Le pic épeiche ressemble aux autres pics noirs tachetés de blanc (pic mar, pic à dos blanc, etc.), mais s'en distingue par le dos bien plus sombre, le bas-ventre rouge vif et, pour ce qui concerne le mâle, une tache rouge sur la nuque. Seules deux bandes blanches bien visibles de chaque côté du dos sont présentes. La femelle est identique au mâle, à part sa nuque qui est noire. Le jeune pic épeiche a une large calotte rouge et le bas-ventre dans les tons rosés, plus clair que celui de l'adulte. Pour se maintenir à la verticale des branches qu'il parcourt, il utilise comme support des plumes spéciales de sa queue, les rectrices, qui sont rigidifiées. La langue des pics épeiches est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules, avec une petite extrémité, plate et pointue qui est ornée de petits crochets. Elle peut la projeter loin en avant. Leurs tarses sont courts et leurs doigts sont pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux doigts sont à l'avant et deux à l'arrière, ce qui leur permet de monter facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de leur queue, très robustes. Les yeux sont foncés, entourés d'une fine bande blanche. Son bec est puissant, pointu et noir. Le pic épeiche a pour cri typique une note explosive courte et sèche. Il émet aussi des "chick" plus doux et plus bas. Il utilise les tambourinages pendant les parades territoriales.
Chacun peut participer à cette enquête, du naturaliste chevronné au promeneur occasionnel, sur l'ensemble du territoire du Pas-de-Calais.
Bien entendu, veillez à bien respecter la propriété privée et restez sur les sentiers des espaces naturels protégés.
Et pour la petite histoire, en patois picard, le pic vert s’appelle le bec-bos ou biec-bos !
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