Le 11 juillet dernier la haute tour du 11/19 de Loos-en-Gohelle se parait des couleurs de la candidature du Bassin minier à l’Unesco (pour un classement au patrimoine mondial de l'humanité). Dernier accrochage pour cette campagne d’affichage (une signalétique désormais repérable sur les quatre grands sites de mémoire) et une belle occasion pour l’association BMU et son président de faire le point sur la « dernière ligne droite ».
Alors, un étendard pour hisser notre bassin minier comme premier site à être classé dans la catégorie « paysage culturel évolutif » ? Pas encore… mais Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle et président de BMU l’affirme : le dossier a une bonne cote auprès des experts et l’État parle d’une inscription dans la liste des candidats pour 2010 ! « Ce qui représente à la fois une certaine garantie mais surtout une reconnaissance. »
Cela fait maintenant six ans que l’association Bassin minier Unesco (BMU) travaille sur le dossier de candidature : conception du projet, recensement du patrimoine minier, mobilisation de la population, des collectivités… « Car c’est tout le territoire du bassin minier que nous proposons à l’inscription ! » Un territoire qui s’étend sur plus de 120 km et qui représente 160 communes et 1, 2 million d'habitants
Aujourd’hui, le dossier est quasiment clos… Après le dépôt prévu en 2010, le feu vert du ministère de la Culture, viendront 18 mois d’instruction par des experts internationaux avant le verdict. « Ce serait une première mondiale ! » souligne J.-F. Caron. « Aucun patrimoine industriel de cette envergure n'a encore été classé. C’est un projet complexe et ambitieux qui mettrait à l’honneur, bien au delà du patrimoine bâti habituellement reconnu par l’Unesco, les valeurs portées par notre région, culture du travail, solidarité… tout un héritage social. »
La bâche de 15 mètres sur 17 sur le site historique du 11/19 affiche bien haut toutes ces ambitions…
Géraldine Falek / Photo : BMU
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