« The dankness and darkness become oppressive, leavened only by astonishment at how any man could live and work and fight in this netherworld. » Comment pouvait-on vivre et travailler dans ce « monde d’en dessous » ? Premières impressions livrées par Catherine Field, journaliste du New Zealand Herald découvrant la Carrière Wellington et son parcours « aménagé » de 350 mètres, à 22 mètres de profondeur. Sous l’ancien camping municipal d’Arras, après un an et demi de travaux, le Mémorial de la Bataille d’Arras ouvre ses profondeurs aux visiteurs à partir du 1er mars. Vingt-deux écrans, autant de scènes, dans la craie, sur la craie, avec la craie, pour mesurer l’ampleur de ce qui s’est passé dans ces galeries datant du Moyen Âge. Des « trous » - sur vingt-quatre kilomètres – reliés entre eux par un « remarquable groupe de Kiwis ». Arrivée en France en mars 1916, la New Zealand Tunneling Company, forte de 446 hommes (ayant travaillé dans des mines d’or ou de charbon) se mit au travail « sous » Arras (ville détruite par l’artillerie allemande)… Ils construisirent en cinq mois un véritable « lieu de vie » avec un système complexe de galeries, tunnels ; avec eau courante, électricité, cuisines, W.C., chapelle ! Un lieu de vie pouvant héberger plus de 24 000 hommes. Pour faciliter les déplacements, des noms de villes néo-zélandaises furent donnés à différents emplacements, de Bluff à Russell.
La mission prioritaire des tunneliers était de préparer l’attaque alliée du 9 avril 1917 : 15 000 sortant brusquement de terre, au nez parfois des lignes ennemies. Une offensive qui permit aux Alliés de repousser les Allemands à onze kilomètres. Puis la bataille d’Arras tourna au carnage. Les galeries créées par les Kiwis furent ensuite « vitales » pour les troupes alliées durant l’offensive allemande de 1918. The Tunneling Company quitta définitivement Arras en juillet 1918 – elle comptait 41 morts et 151 blessés. Leurs tunnels furent fermés après la Seconde Guerre mondiale et « redécouverts » par des spéléologues dans les années 90.
Dans la Carrière Wellington, dont l’aménagement sous l’égide de la ville d’Arras a coûté quatre millions et demi d’euros, les visites s’effectuent par groupe de dix-sept personnes, une visite durant une heure et quart. Jeux de sons et de lumières. Graffitis, détresse, espoir, foi, humour et harmonica. L’émotion est entière. 40 000 visiteurs sont attendus en 2008, puis 60 000 les années suivantes… avec beaucoup de Britanniques : la Bataille d’Arras et la Carrière Wellington appartiennent à leur histoire. Elles appartiennent aussi à l’histoire de la Nouvelle-Zélande. Une main inconnue a gravée dans la craie une fougère argentée (symbole du pays) avec les mots « Kia ora », signifiant « hello » en maori.
La Carrière Wellington est ouverte tous les jours de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h.
Tarifs : 6, 50 euros - réduit : 2, 70 euros.
Coordonnées : Carrière Wellington – rue Delétoile – 62000 Arras
Tél : 03 21 51 26 95
Fax : 03 21 71 07 34
Courriel : arras.tourisme@wanadoo.fr
Site internet : http://www.ot-arras.fr
Notre reportage photographique dans la Carrière Wellington : http://www.echo62.com/cpg132/thumbnails.php?album=79
Christian Defrance / Photo : Jérôme Pouille
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