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| Gwaldys Epangue en finale contre Stella Joséphine. |
Remarquable organisation que celle des championnats de France de taekwondo qui ont eu lieu aujourd’hui à Calais. Si les premiers combats de la journée ont débuté avec pas mal de retard, le temps de laisser à quelques-uns des participants retardés par les chutes de neige et le verglas d’arriver jusqu’à la salle de la calypso, cela pas pour autant perturbé les organisateurs, et c’était parti pour un véritable marathon, les combats s’enchaînant toute la journée. En début d’après-midi les tableaux de quelques-unes des catégories étaient déjà bien avancés, notamment celui de Pascal Gentil qui, pour accéder à la finale des + 87 kg, n’avait eu qu’un combat à livrer face à Mohamed El Yazidi impuissant face à l’allonge du double médaillé olympique. Et il fallait être-là, à ce moment-là pour le voir à l’œuvre, car en finale, il s’est imposé faute de combattant, Borot qui s’était fracturé le bras contre Mbow en demi-finale, n’ayant pu défendre ses chances. C’était une grosse déception, à la fois pour les spectateurs et les organisateurs qui avaient de ce combat, le point d’orgue de la journée. Fort heureusement, avant cette « fin en nœud de boudin », il y avait eu bien d’autres moments d’intensité… A commencer par la finale des – 73 kg, entre Gwladys Epangue, autre médaillée olympique, double championne du monde, qui s’est imposée pour la médaille d’or contre Stella Joséphine (9-1). Reste que la plus belle finale, en tout cas celle qui a été la plus indécise et la plus forte en émotion, fut celle entre Vinciane Douet et Floriane Liborio. Cette dernière avait réussi à prendre deux points d’avance à quelques secondes du terme, mais Douet avec l’énergie du désespoir égalisait dans la dernière seconde du combat, et marquait ensuite le point décisif. Cela valait bien quelques larmes. Nous reviendrons lundi sur les autres résultats de la journée.
Texte et photo : Philippe Vincent-Chaissac
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