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| Yannick Tiessé joue souvent à Arkiris avec sa fille. Une partie dure plus ou moins vingt-cinq minute |
Quand, en 2001, avec un groupe d’élèves, Yannick Tiessé, professeur de français dans un lycée et citoyen de Fresnes-les-Montauban, se livrait à un exercice sur le triangle de Delacroix basé sur la reconnaissance des couleurs, il ne s’imaginait certes pas quelques années plus tard commercialisant un jeu inspiré de cette séance éducative. C’est pourtant le cas avec Arkiris, jeu de cartes qui petit à petit arrive sur les tables de la région. Son créateur reconnaît volontiers qu’il a un peu négligé la communication autour de son invention. Une lacune qu’il entend bien combler désormais.
À vrai dire, après avoir imaginé le principe du jeu en lui-même, Yannick Tiessé, pas du tout féru de jeux de société, avait laissé son idée lumineuse dormir au fond d’un tiroir, n’y pensant même plus. Le hasard a voulu qu’il retombe dessus et se dise qu’après tout, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la démarche. « Je savais que ça pouvait faire un jeu sympa accessible à tous. Avec un collègue professeur d’informatique et par contre vraiment passionné par les jeux lui, Jérôme Legay, nous avons donc affiné les règles, réalisé une maquette et testé le jeu auprès de nos élèves et des jeunes des centres de loisirs. Avec un certain succès. Le brevet a été déposé et nous avons choisi le principe de l’auto-édition en créant la SARL Patapouff et en mettant en œuvre une bonne dose de système D pour nous faire connaître » explique l’enseignant domicilié à Fresnes-lès-Montauban qui poursuit l’aventure en solo depuis 2009 avec son auto-entreprise Éditions Patapouff.
En multipliant les animations dans les ludothèques, au sein de maisons de retraite pour les ateliers sur la mémoire, dans les centres de loisirs, sur les marchés de Noël, salons divers et même auprès d’orthophonistes, il a pu écouler 800 exemplaires de la première version d’Arkiris, un jeu de 162 cartes plastifiées. « Arkiris 1 permet à chacun, du plus jeune au plus âgé, de jouer facilement car un moyen mnémotechnique apposé au verso de chaque carte facilite les parties. Il y a trois niveaux de jeu, facile, confirmé et stratégique. Il peut se jouer en famille, entre enfants, entre adultes » précise Yannick Tiessé en rappelant que le but est, pour les six joueurs (c’est le maximum), de réunir les sept couleurs de l’arc-en-ciel en utilisant sa mémoire. C’est aussi une excellente façon d’apprendre les couleurs primaires et leur association. Le nom Arkiris n’est-il pas un condensé d’arc-en-ciel et d’Iris, la déesse source de lumière ?
Une version plus rythmée
La nouvelle version, Arkiris 2, retravaillée avec le complice de toujours et aussi des étudiants en marketing, est plus rythmée puisque la notion de rapidité entre désormais en ligne de compte pour gagner les parties avec un jeu ramené à 100 cartes, dans un emballage plus moderne, plus dynamique, plus adapté à la vente en magasin.
Pour Yannick Tiessé, pas question en effet d’abandonner. Il n’a peut-être pas gagné d’argent, il n’en a pas perdu non plus. Alors il continue en étant persuadé que son jeu va percer, surtout que l’aspect éducatif sur le mélange des couleurs correspond aux programmes scolaires, depuis la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur. Il aimerait aussi être présent au Salon du jouet et du jeu de Paris (en janvier) pour se faire connaître des professionnels, mais le coût de la participation est trop élevée pour un indépendant comme lui. Et pourquoi ne pas soumettre son brevet au concours Lépine ? À 9€ ou 13€ selon la version, Yannick doit en vendre des jeux pour accéder au rêve de tout inventeur. Peut-être compte-t-il sur le miracle de Noël et de la période des cadeaux pour y parvenir ?
Pour se procurer Arkiris 1 ou Arkiris 2, laisser un message ou un SMS à Yannick Tiessé au 06 79 11 34 97.
Texte et photo : Bernard Queste
URL courte : www.echo62.com/actu3219
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