La pêche française connait actuellement une crise sans précédent puisqu’à la diminution des chiffres d’affaires, conséquence de la limitation des jours de pêche et de la réduction des quotas, vient s’ajouter une augmentation considérable des charges.
L’augmentation des produits pétroliers frappe de plein fouet cette profession dont le poste de carburant constitue une dépense importante qui n’est pas maitrisable et ne peut être répercutée sur le prix du poisson.
La plus grande partie de l’économie boulonnaise est basée sur la pêche et la transformation des produits de la mer qui en est fortement dépendante.
Pour la chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer Côte d’Opale "tout affaiblissement de l’activité de la pêche aura des conséquences importantes pour la filière et il y doit y avoir une solidarité entre tous les acteurs et tous les métiers de la filière". Elle apporte donc
son soutien "aux légitimes revendications des pêcheurs qu’ils soient de la pêche hauturière, de la pêche artisanale ou fileyeurs afin que soient mis en œuvre les mécanismes nécessaires pour alléger le coût de la charge du carburant et permettre ainsi à toute la profession de pérenniser son activité".
La CCI demande également "une révision à la hausse des quotas portant notamment sur les cabillaud, merlan et hareng qui, sans mettre en péril la ressource, permettra aux flottilles de poursuivre leur activité. Si une diminution des unités devait être la conséquence de la situation actuelle, il est certain que les pêcheurs ne retrouveraient pas, à la sortie de la crise, la possibilité de réinvestir et de reconstituer une flotte de pêche nécessaire à l’équilibre de ce secteur important de notre économie".
Notre photo : pour les bateaux de pêche et leurs marins, c'est une question de survie.
SR/PV - Photo archives Philippe Vincent-Chaissac
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