Trois jours, le long de la Lys à la recherche de rencontres en tout genre. Joop, Arnout et Bastien ont parcouru et découvert les 195 km qui séparent Lisbourg de Gand en bateau, à vélo et à pied.
Une dernière cigarette avant de partir… quelques bars de pression en plus dans chaque pneu… Joop est prêt. Armé de son appareil photo fonction vidéo, le réalisateur de TV Bruxelles s’apprête, vendredi, à filmer les trois jours d’aventure qui les attendent, lui et ses deux compagnons d’échappée, Arnout, réalisateur lui aussi, et son zodiac, Bastien, « vendeur d’eau minérale » et ses baskets. À vélo, à pied et en bateau, à chacun son moyen de transport pour un défi commun : 195 km le long de la Lys, de sa source à Lisbourg jusqu’à l’embouchure, à Gand. Les trois anciens copains de colocation, originaires de Courtrai, Gand et Waregem, se lancent dans une aventure sportive et humaine originale, peu coûteuse, sans sponsor, mise sur pied pour le plaisir de faire des rencontres. « Et découvrir cette rivière qui coule chez moi, à Waregem, explique Bastien, celle de ma région. Tout le monde la croise quotidiennement mais personne ne sait où elle prend naissance. J’avais envie d’un voyage en courant, c’était l’occasion ». Préparé physiquement, fort mentalement, Bastien n’a qu’une seule crainte, la blessure, celle qui ne prévient pas. À l'arrivée, ce sera une légère tendinite pour Bastien, mais rien de grave: "Elle devrait vite se guérir".
Surprises sur la Lys
Vendredi, 9 h 45, les compères n’ont pas encore quitté Lisbourg, rendez-vous était pourtant pris à 9 h pour le grand départ. Arnout, posté à Aire-sur-la-Lys, là où la rivière devient navigable, devrait attendre plus que prévu avec son embarcation. Peu importe, aucun stress, Bastien, Joop et Hans, leur soutien logistique, prennent le temps de répondre aux questions des deux journalistes intrigués par cette drôle d’aventure. 10 h, direction l’église du village, première surprise, le soleil est miraculeusement de la partie, la seconde ne se fait pas attendre… L’arrivée de Philippe Masset, ultrafondeur confirmé, amateur d’histoire locale, venu en voisin accompagner Bastien dans sa course à pied sur quelques kilomètres. L’occasion pour lui de faire découvrir les environs aux trois jeunes gens. Cap sur Verchin, son château et son clocher tors, la curiosité architecturale… une belle introduction… déjà vendredi, on ne pouvait douter de l’issue de l’aventure. Impossible d’imaginer un instant de ne pas les voir arriver à Gand.
Sur le chemin, des rencontres. Avec les arbalétriers de Saint-Georges à Bousbecque, venus au-devant des trois courageux partager leur passion… pile ce qu’ils cherchaient, des découvertes atypiques. Avec une famille de Merville également, qui les a accueillis pour un repas festif et convivial ancré dans les mémoires... Beaucoup moins drôle, et pas très originale: la pluie ! Elle était prévue, les a épargnés au début, puis elle est venue, se joignant elle aussi à l’aventure. Le passage des écluses françaises n'a pas non plus été de tout repos. Bastien explique: "Nous ne savions pas qu'il fallait prévenir deux jours à l'avance. Il a fallu vider puis porter le bateau pour passer l'écluse d'Aire-sur-la-Lys, j'avais déjà 40 km dans les jambes!" Heureusement, il y eut du réconfort, à Courtrai notamment sur un bateau restaurant, une nuit salvatrice avant de rejoindre Gand, terme du périple. On attend impatiemment le film qui doit suivre, récit de leur épopée... mais la météo capricieuse a perturbé les prises de vue...
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