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| Céline Deville sollicitée par la presse locale... Elle vient de signer à Lyon. |
L’équipe de France féminine de football disputera la coupe du monde en Allemagne dans quelques jours. Avant de partir outre-Rhin, elle est en stage de préparation à Calais… Avec au programme deux matches contre la Belgique. Le premier a eu lieu mercredi soir et a vu la victoire des tricolores (2-1). Le second se disputera demain soir au stade l’Epopée à Calais.
Cette après-midi nous avons rencontré Céline Deville, deuxième gardienne du groupe France… Une fille du Pas-de-Calais, puisqu’elle est née à Berck d’un papa héninois et d’une mère berckoise, et qu’elle a fait ses premiers pas de footballeuse dans l’équipe de Wailly-Beaucamp.
Certes l’accent qu’elle a aujourd’hui fleure bon la Méditerranée mais, confession qu’elle nous faisait : « je suis une fille du Nord », même si elle ne revient pas souvent sur sa terre d’origine. Avec un déménagement familial précoce pour accompagner le père électricien du côté d’Albertville, Céline Deville qui avait chaussé les crampons dans l’équipe des jeunes de Wailly-Beaucamp, dont son père s’occupait justement, a tout naturellement endossé le maillot du club de sa ville d’adoption… Mais à 8 ans, il faut peu de choses pour que le doute s’installe et la « p’tchiote » Berckoise décide de s’arrêter… pour reprendre du service en 1994, en même temps que son père devenait entraîneur de l’équipe féminine. Attaquante plutôt efficace, elle remplaçait au pied levé la gardienne de son équipe, blessée… Une révélation. Céline Deville a alors très rapidement progressé et intégré le centre de formation de Clairefontaine, l’antichambre des équipes de France. Sélectionnée en U16 et U18, elle rejoignait ensuite l’équipe de France A et connaissait une première sélection en 2002 contre l’Australie. «Quand j’étais à Clairefontaine, explique-t-elle, ce n’était pas évident parce que je continuais à jouer avec mon club d’Albertville… Je faisais la route tous les week-ends». Sollicitée par le Paris-Saint-Germain, elle acceptait de porter le maillot de la capitale pendant deux avant de refaire ses valises en direction de Montpellier, club qui affichait ses prétentions. Elle n’a pas été déçue du choix qu’elle a fait puisqu’elle a été championne de France en 2004 et 2005, a remporté le challenge de France (la coupe de France féminine) en 2006 et 2007 et disputé une demi-finale de coupe d’Europe en 2006, tout en continuant à garder les buts de l’équipe de France où elle compte aujourd’hui une quarantaine de sélections.
A 29 ans, Céline Deville aborde un nouveau virage dans sa carrière puisqu’elle vient de signer à l’Olympique lyonnais tout juste sacré champion d’Europe. Pour elle qui, jusqu’à maintenant, menait de front un emploi dans une entreprise commercialisant du matériel de sport et sa carrière de joueuse, c’est une sacrée avancée puisqu’elle passe maintenant à un statut de joueuse professionnelle. Le revers de la médaille est qu’elle ne sera pas la gardienne titulaire… « Ce sera la loi de la concurrence », dit-elle. Mais cela ne semble pas la troubler outre mesure espérant trouver-là la motivation pour encore progresser et pourquoi pas retrouver le statut de gardienne titulaire qu’elle n’a plus aujourd’hui avec la sélection. Reste que sa présence dans le groupe qui part dans quelques jours en Allemagne est une satisfaction… « L’important est que l’équipe de France aille le plus loin possible » dit-elle. Un raisonnement qui doit convenir parfaitement à l’entraîneur-sélectionneur Bruno Bini dont la philosophie consiste toujours à se demander lorsqu’il fait un choix : « Est-ce bien pour l’équipe ? ».
France – Belgique, samedi 18 juin, 20 h 45, stade de l’Epopée, Calais. Prix des places : 4, 6 et 10 €. Match diffusé sur Direct 8.
Texte et photo : Philippe Vincent-Chaissac
URL courte : www.echo62.com/actu3101
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