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| La Sainte-Barbe (1998). Tapisserie 95 x 130 cm. Collection du centre historique minier de Lewarde |
L’homme est aussi souriant que ses œuvres. Aussi avenant. Il parle de son travail avec des mots simples. Simples comme les scènes qu’il représente. Jacques Trovic raconte le quotidien et les traditions des mineurs avec un soleil éclatant. Il parle de l’estaminet, de la fête de Sainte-Barbe, du carnaval… de fil en aiguille, de copeaux de tissu, en paillettes, de perles en fils de laine multicolores. Il coud des milliers de bouts colorés sur des toiles de jute. Privé d’école à 7 ans pour cause de maladie, il a imité sa mère, sa sœur, il s’est mis à broder. Instinctivement avec élégance et habilité. Depuis 50 ans donc, il coud et coupe comme un acharné, tous les jours, parfois pendant 20 heures. Il brode et rajoute de la toile ; il rajoute de la toile et brode. Un seul travail (jusqu’à 5 mètres de long) peut durer des mois, des années. Il fait œuvre. Il est entré dans le monde très fermé de l’art intellectualisé… qui tente de le poser dans une catégorie. Auteur d’art brut ou artiste naïf ? Peu importe. Jacques Trovic, né à Anzin, dans la banlieue de Valenciennes, s’amuse. Avec ses éclats de tissu, ses fils de laine et son sourire, il a exposé à Lausanne, Genève, Bonn, à Osaka et Tokyo. Ses œuvres ont été achetées par le musée des Beaux-arts de Tourcoing, celui de Cholet… le centre historique minier. Elles sont actuellement accrochées dans cadre de l’expo collective « Esprit mine » et visibles jusque fin décembre.

Rens : Centre historique minier 03 27 95 82 82 et contact@jacques-trovic.com
Marie-Pierre Griffon
URL courte : www.echo62.com/actu3145
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