Jeudi se tenait l’inauguration de l’unité de vie Alzheimer de l’Ehpad Frédéric-Degeorge, fruit d’une solidarité et d’un partenariat entre les acteurs publics. Une unité de quinze lits qui fait figure d’étape dans la restructuration de l’Ehpad.
« La maladie d’Alzheimer n’est pas qu’un sujet d’actualité. C’est une réalité qu’il faut saisir à bras le corps ». Le président du Sivom de la communauté du Béthunois André Delory plante le décor, le contexte. L’espérance de vie ne cesse de croître, les demandes d’admission dans les établissements pour personnes âgées dépendantes suivent le même chemin. C’est en ce sens que le Sivom, le Conseil général du Pas-de-Calais et l’ex-DDAS ont signé le 1er janvier 2003 une convention tripartite pour mettre en place une démarche qualité au sein de la structure via la prise en charge médicale individualisée, l’animation ludique et thérapeutique, une prestation hôtelière normalisée, la mise aux normes et la rénovation des locaux ainsi qu’une inscription dans un réseau de partenariat gérontologique. Un projet global de 6 900 000 € HT concernant l’EHAP Frédéric-Degeorge, le foyer logement Sully, à transformer en Ehpad en y adjoignant donc une unité de vie Alzheimer dans laquelle Artois Comm et la mairie de Béthune se sont également impliquées.
Un service public
Dominique Dupilet, président du conseil général du Pas-de-Calais a insisté sur cette notion de lieu de vie : « Il s’agit d’un endroit où l’on se préoccupe encore d’avenir. On y trouve un sourire, on continue à aimer, espérer, chanter… vivre, tout simplement ». La conception du projet va effectivement en ce sens. Lors de la visite inaugurale,l'architecte Damien Lenglart a expliqué la génèse du projet (photo), les « institutionnels », venus en nombre, ont ainsi pu se rendre compte des efforts consentis. Les chambres sont individuelles pour plus d’intimité et l’unité permet surtout la préservation de la liberté d’aller et venir des résidents essentielle à leur équilibre, et ce en toute sécurité. Un jardin intérieur, clos et thérapeutique a également été créé, améliorant encore un peu plus la qualité de vie. « Cette maison de vie est un bel exemple de service public » souligne Dominique Dupilet, allant à contre-courant des promoteurs qui se sont emparés de ce marché très juteux.
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