
Atel est l’une des premières compagnies d’électricité suisses. Fondée en 1894, l’entreprise emploie 9 000 personnes et a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards d’euros. Non seulement elle produit de l’électricité mais elle en achète et en vend. Implantée dans plusieurs pays d’Europe, elle construit et gère des centrales électriques de différents types : de l’hydraulique au nucléaire en passant par l’éolien, la production thermique classique à charbon jusqu’au plus récentes technologies de cycles combinés. C’est cette technologie qui sera utilisée aux Vertes vallées. Tant mieux. Pour que les vallées restent vertes, il fallait en effet que ce type de centrale soit respectueux de l’environnement. C’est le cas pour cette technologie, déjà répandue en France, qui transforme le gaz naturel en électricité. La société suisse a choisi de s’implanter sur le site du chevalet, entre autres pour sa proximité avec les réseaux de gaz et d’électricité qui maillent le territoire. Ainsi, aucun transport de combustible ne sera nécessaire. Des camions et du danger en moins ! En outre, il sera inutile de stocker du gaz, il n’y aura pas de déchet, pas d’odeur, pas non plus de panache de vapeur car la technique de production à cycle combiné fait appel à l’air pour son étape de refroidissement. Les nuisances sonores promettent, elles, d’être maîtrisées et la consommation en eau devrait être très faible et en circuit fermé. Le procédé est assuré particulièrement fiable et présente de hautes performances énergétiques.
La centrale occupera 4 ha de bâtiment, sur 12 ha de terrain clôturé. La construction devrait commencer normalement fin 2009 et être achevée en 2012. On s’attend à 350 personnes sur le chantier pendant trois ans.
Jusqu’alors, la filiale d'Atel en France n’était que négociant. Cette deuxième construction sur le territoire (la première est actuellement en cours dans l’Allier) entend affermir la présence du groupe suisse et « participer à la modernisation du parc de production électrique français. » Les centrales thermiques sont en effet vieillissantes et en voie de disparition. « On est donc sur une perspective d’investissement », a expliqué Pascal Hamamdjian, directeur général d’Atel Energie, France. Il faut savoir que la filiale française est devenue l’un des premiers fournisseurs alternatifs d’électricité. Elle a vendu en 2007 plus de 8 milliards de kWh à 250 sites industriels (sa cible essentielle) pour un chiffre d’affaires de 440 millions d’euros.
Marie-Pierre Griffon
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