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| L'arrivée de la navette aux couleurs du Pas-de-Calais saluée par les invités. |
Il ne faisait pas très chaud ce mardi matin sur le quai d’embarquement d’Eurotunnel à Coquelles pour la présentation de la navette repeinte aux couleurs du conseil général du Pas-de-Calais, en vue des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Pas de quoi cependant refroidir l’enthousiasme du président Dominique Dupilet, du directeur des opérations d’Eurotunnel, Pascal Sainson (en l’absence du président Jacques Gounon), des représentants du comité départemental du tourisme et des nombreux invités. Au premier rang desquels figuraient six membres de l’équipe olympique Pas-de-Calais : Marie Delattre (kayak), Delphine Ledoux (gymnastique rythmique), Thomas Simart (canoë), Sylvain Bommart (tir à l’arc), Romain Barras (décathlon) et Thomas Hamon (bicross).
Ce sont d’ailleurs eux, et d’autres, que l’ont retrouve sur la navette, dans leurs disciplines respectives, auprès d’éléments du patrimoine et du paysage qui font la richesse du Pas-de-Calais, tels que le beffroi et les places d’Arras ou la Côte d’Opale. Des images que les passagers des 5 400 véhicules empruntant quotidiennement Eurotunnel verront forcément, l’embarquement se faisant par cette navette. Il en aura coûté quelque 16 500 € pour cette opération de communication sur les atouts d’un département qui, après avoir franchi le pas en 2009, entre de plain-pied dans les JO de Londres et leurs retombées économiques, touristiques ou sportives.
Fruit d’un partenariat qui verra d’autres initiatives se concrétiser d’ici quelques mois, l’inauguration de la navette aux couleurs du département a permis à Pascal Sainson de rappeler « le lien vital avec la Grande-Bretagne » que constitue Eurotunnel, et de souhaiter qu’à la fois le Pas-de-Calais et l’entreprise en tirent profit. On fêtera d’ailleurs prochainement le deux cent cinquante millionième passager empruntant le tunnel. Et, semaine du développement durable oblige, le directeur des opérations n’a pas manqué d’insister sur la faiblesse des émissions de gaz à effet de serre des navettes d’Eurotunnel par rapport à d’autres moyens de transports.
Rêve de médailles
Si en 1986, Dominique Dupilet, alors président du comité départemental du tourisme, avait déployé dès l’annonce de la construction du tunnel une affiche « Au bout du tunnel, le Pas-de-Calais », « aujourd’hui, c’est un train que l’on déploie » a-t-il déclaré en se réjouissant de voir Eurotunnel renouer avec l’événementiel et en estimant que les infrastructures liées au tunnel, facteurs de développement économique, n’ont pas encore été assez exploitées.
« La navette est une illustration de plus d’un Pas-de-Calais tourné vers l’avenir. Nous avons fait le pari de prendre rendez-vous avec les Jeux Olympiques de 2012 » a poursuivi le président Dupilet qui s’attend à accueillir dans le département (les réservations arrivent chaque semaine), une centaine d’équipes francophones, des pays de l’Est mais aussi d’Amérique Latine, désireuses d’établir leurs bases de préparation et d’entraînement à une heure seulement de la capitale britannique « sur des équipements construits ou rénovés de grande qualité, qui auront coûté 100 millions d’euros et serviront encore bien après les Jeux Olympiques ».
Alors, si un message devait être passé, c’est bien que « le Pas-de-Calais est engagé dans la course à grande vitesse avec un rêve de médailles », clin d’œil d’encouragement aux membres de l’équipe olympique venus apporter leur soutien à l’opération.
Texte et photos : Bernard Queste
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