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| Un laminoir pour affiner la pâte... nouveau jouet de Jacques Weber |
Le comédien Jacques Weber était à Lumbres au Moulin de Mombreux hier pour participer à un des « Ateliers Gourmets Logis », organisés au profit de la Ligue contre le cancer. L’acteur, comédien et scénariste est venu donner de son temps pour la bonne cause, « la moindre des choses » selon lui.
Comme Mickaël Jones, Virginie Effira, Stéphane Freiss, Denis Brogniart ou encore la Miss France 2010 Malika Menard, Jacques Weber a proposé un plat qu’il affectionne particulièrement, réinterprété par un «chef logis», Steve Ehretsmann en l’occurrence. L’après-midi était donc consacré à la préparation d’un pot-au-feu façon Moulin de Mombreux, en compagnie d’un commis de cuisine de renom et de sept autres apprenti cuistots, qui ont eux participé à des enchères sur le site eBay, l’intégralité des fonds récoltés étant reversés à la Ligue contre le cancer. Un moyen de financer le programme de prévention « la santé à table pour tous », action d’éducation nutritionnelle à destination des personnes en situation de précarité. Sensible à la « problématique cancer », Jacques Weber apprécie le moyen détourné: « Je rencontre de plus en plus de personnes confrontées à cette souffrance, et paradoxalement il y a de moins en moins de moyens pour la combattre. Malgré tout, c’est une maladie parmi d’autres et des progrès sont réalisés de jour en jour. Malheureusement et le drame est là, les gens ont peur de se faire contrôler ». La nourriture est notre essence, corréler la grande cuisine et la prévention est une idée qui plaît beaucoup au comédien. Gastronome, il avoue ne pas cuisiner à la maison. Motivé mais intimidé à l’idée de préparer le repas de la soirée, Jacques Weber a participé, préparé, sans jamais sourciller.
En toute simplicité
« Quand je suis arrivé je me suis dit, je ne connais rien en cuisine, je vais avoir l’air d’une taupe ». Rien de tout cela. Steve Ehretsmann, son professeur du jour, ne tarit pas d’éloge à son sujet : «Je ne connaissais pas son niveau auparavant, mais je trouve qu’il est plutôt bon élève. Pas peur de se salir, très intéressé, il est franchement doué. Il a travaillé la pâte avec une telle sensualité… j’en suis encore ému, on dirait qu’il caresse une femme ! » Jacques Weber approuve, et Steve de reprendre : « J’ai bien peur de ne pas avoir profité assez du moment, c’est une expérience unique ». Il est vrai que le moment est court. Un après-midi d’apprentissage, une dégustation de produits du terroir en début de soirée, dégustation des mets concoctés, et enfin une nuitée au moulin, ça passe plutôt vite. Jacques Weber ne connaissait pas le Pas-de-Calais, en une journée, le mal n’est pas réparé : « Difficile de dire que je connais le coin à présent ! Je suis souvent allé à Lille et en Belgique pour jouer, mais ici non jamais. J’avais le choix entre plusieurs lieux, j’ai opté pour l’inconnu. Quand on vient dans le Nord, on se dit toujours qu’on va se marrer ! »
Texte et photos: A. Top
URL courte : www.echo62.com/actu2679
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