
La rentrée scolaire 2009 du premier degré se dessine, l’inspection académique a fait état de ses prévisions jeudi soir, à Arras. Des suppressions de classes compensées, à la vue des chiffres, par les ouvertures, dans une situation attendue de baisse démographique.
« Il y aura plus de classes à la rentrée, mais moins d’élèves, le taux d’encadrement va mécaniquement s’améliorer ». Gilles Pétreault, inspecteur de l’académie se voulait rassurant, au moment de dévoiler les grandes lignes de la carte scolaire du premier degré.
Les chiffres sont là mais d’évidence, là où des classes vont fermer, la grogne va perdurer. Alors que l’on s’attend dans le Pas-de-Calais à enregistrer 532 élèves de moins, le nombre de classes supprimées devrait pourtant être sensiblement en deçà du nombre de créations, 92 fermetures contre 94 ouvertures, dont une classe d’intégration scolaire. Des allures d’équilibre donc, tout en sachant que le champ d’études pour les fermetures a été légèrement restreint.
Dans le but de soutenir les élèves en difficulté, les emplois occupés dits « E et G » (enseignants spécialisés) seront reconduits, 30 seront sédentarisés afin d’exercer sur une école ou sur un groupe scolaire, là où les besoins se font le plus sentir. Les chiffres seront bien évidemment réajustés, puisqu’il ne s’agit que de prévisions (les 200 élèves de moins constatés en septembre 2008 n’avaient pas été prévus).
On va reparler de la rentrée, c’est certain
Autre facteur qui risque de modifier les estimations, les différentes études de fusions en cours, seize au total, qui devraient contribuer selon l’inspection académique, à favoriser la complémentarité des compétences des maîtres, faciliter l’organisation et apporter une plus grande diversité. Pas de quoi bien sûr calmer la colère des parents d’élèves, syndicats, enseignants et élus locaux là où des postes seront fermés. Pour l’heure, Gilles Pétreault ne peut que constater les mouvements et tente de comprendre les réactions. « Je n’ai pas d’intérêt particulier à dissimuler quoi que ce soit, cela serait contre-productif », expliquant par ailleurs qu’il est tout à fait normal que les tensions soient vives. Dans le premier degré, ce sont souvent de petites structures, plus sensibles et plus réactives. Le contexte social actuel pour le moins tendu n’est pas non plus source d’apaisement.
texte et photo: A. Top
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