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| Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat. |
Une vingtaine de sénateurs se sont rendus deux jours à Arras (lundi et mardi), afin de mener une réflexion sur les travaux de la commission depuis l’entrée en vigueur de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), notamment sur l’efficacité du dispositif de contrôle et d’évaluation des politiques publiques. En somme, il s’agissait de vérifier l’application de la révision générale des politiques publiques en province, car comme l’explique Jean Arthuis : « légiférer sans avoir une claire vision de ce qui se passe sur le terrain, c’est afficher une impuissance politique ». Et visiblement, le Pas-de-Calais est un bon élève, qui fait des économies, rationnalise son activité, « bien qu’il faille encore travailler ». C’est du moins ce qui ressort de la rencontre avec le préfet Pierre Bousquet de Florian au sein de le préfecture et des propos de Philippe Marini, rapporteur de la commission : « Nous avons fait le point sur la mise en œuvre de la RGPP et ses conséquences dans les services territoriaux. On a pu constater que la mise en place des nouveaux organigrammes fait du préfet le véritable patron de l’administration. Par ailleurs, le regroupement des sites et des services a permis un gain sur l’emploi et des économies de loyer non négligeables ».
Une autre vision du Pas-de-Calais
Cette sortie hors du Palais du Luxembourg était également l’occasion de rencontrer les acteurs du tribunal de grande instance d’Arras - président, procureur, le directeur du service des greffes, juges - , afin de recueillir les impressions sur l’application de la nouvelle carte judiciaire. Là aussi, tout va bien, ou presque.
Le son de cloche n’était évidemment pas le même lors de la rencontre avec le président du conseil général Dominique Dupilet qui a d’abord présenté le département du Pas-de-Calais avant de faire part de ses préoccupations, en matière d’étranglement financier notamment.
« Des préoccupations que nous partageons », affirme Jean Arthuis, visiblement conscient des difficultés de l’entité départementale, mais auxquelles il n’apporte pas de réponse.
Dans un tout autre registre, l’ex ministre de l’économie et des finances a souligné la beauté du chef-lieu du Pas-de-Calais à travers sa riche architecture, son dynamisme culturel : « Nous avons découvert un département mais surtout une ville, qui présente une belle densité de trésors ».
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