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| Wilfried De Baere et Anthony De Quéant |
Chaque année, le 4L Trophy donne la possibilité à quelques centaines d’étudiants de vivre une belle aventure. L’édition 2011 est à peine terminée, que celle de 2012 est déjà en préparation. Les candidats sont invités à effectuer leur préinscription. Parmi eux, Anthony Dequéant et Wilfried De Baere, deux élèves de l’Ensiame, à Valenciennes. Le premier est de Vitry-en-Artois, le second est de Romain, petite commune champenoise. Le premier étudie la mécanique énergétique, le second la mécatronique. Et ils travaillent leur projet depuis presque deux ans. Pour l’heure, les deux compères passent leurs examens mais d’ici quelques semaines, ils se remettront sérieusement à chercher la perle rare. Une 4L en bon état… et pas trop cher. « Nous avons l’argent pour l’acheter, la réparer et la préparer… mais il faut la trouver». Ils ont encore quelques mois devant eux mais quand même il ne faudrait pas trop tarder d’autant qu’ils veulent effectuer la préparation du véhicule eux-mêmes… ça n’est pas très compliqué mais il faut du temps. Leur objectif n’est pas de gagner l’épreuve qui ne fait d’ailleurs pas appel à la vitesse mais à l’orientation en fonction d’un road book qui est donné aux concurrents… Ce qu’ils veulent c’est vivre une aventure, découvrir le Maroc et surtout le désert où ils s’attendent à vivre quelques galères. Mais d’ici là ils doivent encore travailler pour boucler leur budget. Autour d’eux tout le monde est mis à contribution : les parents trop contents de voir le fiston vivre quelque-chose de grand, tous les proches et tous les amis qui vendent des paquets de bonbons pour faire un peu d’argent. Pas de quoi trouver une fortune mais c’est toujours ça de pris parce que la chasse aux sponsors n’est pas simple. Une douzaine, quand même, ont accepté de suivre… comme la friterie de Vitry. Les grosses sociétés, elles, n’ont pas de budget…
Dans leurs bagages, Antony et Wilfried savent qu’ils devront avoir du matériel scolaire et sportif à distribuer. Là aussi, ils quêtent un peu partout pour trouver quelques généreux donateurs. C’est beaucoup de temps passé et la journée que l’école leur laisse chaque semaine pour leur permettre d’avancer ne sera certainement pas suffisante. Mais ils le confessent : heureusement qu’il y en a une.
Texte et photo : Philippe Vincent-Chaissac
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