Le Pas-de-Calais abrite 613 monuments historiques, recense 6 000 objets protégés… Force est de constater que dans les zones rurales ou les bourgs, « l’état sanitaire » des églises, des remparts est préoccupant. Le Pas-de-Calais possède une quarantaine de « petits musées » liés à la guerre, la mine, l’histoire locale, l'archéologie, les traditions populaires… Force est de constater que toutes ces collections - souvent privées – ont besoin de professionnels, pour leur conservation, leur promotion.
Le Pas-de-Calais attend beaucoup du Louvre-Lens, des tours du Mont-Saint-Éloi (transférées au conseil général). Énormément même pour donner une image plus positive. Autant d’arguments qui ont poussé le Département à envisager une nouvelle politique en faveur du patrimoine et des musées. Avec de nouvelles orientations du côté du patrimoine bâti public.
Aujourd’hui le conseil général du Pas-de-Calais accompagne l’État sur sa programmation de travaux en faveur des monuments historiques à hauteur de 25 % (du montant hors taxes). Cette politique serait conservée avec « un décroisement partiel des financements ». L’État investirait ainsi surtout dans les édifices d’intérêt national, le Département « se réservant le droit de l’accompagner ou non et recentrant son intervention sur le patrimoine représentatif de l’identité locale », c'est-à-dire de nombreux petits édifices oubliés… Le conseil général réfléchit à des choix thématiques : une année pour la brique, une autre pour la pierre blanche, etc. La mise en valeur du patrimoine restauré sera accompagnée d’une signalétique digne de ce nom, de conférences, d’expositions. Les interventions du conseil général sur le patrimoine des communes et des intercommunalités s’élèveront entre 30 et 50 % du montant hors taxes des travaux.
Christian Defrance / Photo : Chr. D.
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