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| Les invités s'apprêtent à monter dans l'AGC hybride en gare de Béthune |
Que se passait-il donc ce jeudi 1er juillet vers 9h à la gare de Béthune, à la grande surprise des voyageurs habituels ? Une animation musicale avec un groupe d’inspiration sud-américaine ? Une opération d’information de la part du conseil régional, un coup de pub de la SNCF ou du constructeur Bombardier ? Tout cela à la fois en vérité puisque ces partenaires étaient réunis à l’occasion du lancement du bibi sur les rails du Nord – Pas-de-Calais. Bibi, c’est tout simplement l’autorail à grande capacité (223 places assises et 160 km/h), dont 30 exemplaires équiperont le réseau régional d’ici fin 2011. Bibi pour bi-mode (diesel et électrique) et bi-courant (1500 ou 25000 volts). C’est-à-dire la technologie hybride permettant le fonctionnement en mode électrique partout où c’est possible et le passage d’une ligne non électrifiée à une ligne électrifiée sans incidence pour les passagers, puisque sans changement de train.
Daniel Percheron, le président du conseil régional, Alain Wacheux, le vice-président aux transports, Dominique Plancke, président de la commission transport, Jacques Goolen, directeur régional de la SNCF et Jacques Blin, directeur des ventes pour la France chez Bombardier, n’auraient pour rien au monde manqué cet évènement, fruit d’une collaboration efficace. Avec de nombreux invités, dont des élus (conseillers généraux, maires…) et usagers membres des comités de ligne, ils ont donc emprunté la rame AGC mise en circulation spécialement ce jour-là, entre la gare de Béthune, important nœud ferroviaire et celle de Lens, appelée à connaître une augmentation sensible de son activité à l’ouverture du musée Louvre 2.
Tout un symbole du développement futur de ce qui est déjà le premier réseau ferroviaire de France après la région parisienne. Le conseil régional Nord – Pas-de-Calais a consacré un budget de 171 millions d’euros pour mettre en service ces nouvelles rames.
Autant dire qu’en cette journée de forte chaleur, les passagers ont apprécié, le temps du petit trajet d’un quart d’heure, l’air climatisé diffusé dans le train, les couloirs plus larges (sauf peut-être à proximité des douze emplacements réservés aux vélos comme l’a fait remarquer un usager), les sièges individuels, les baies vitrées panoramiques, les poubelles pour le tri sélectif… Un nouveau matériel qui offre aussi et surtout la possibilité de circuler sur l’ensemble du réseau régional sans rupture de charge avec l’utilisation selon le cas de la traction électrique ou thermique, en consommant près de 30% d’énergie en moins, en rejetant moins de CO2 et moins d’oxydes d’azote.
Maintenance doublée à Calais.jpg)
Lors de la petite réception organisée en gare de Lens, après les propos relativement techniques de MM. Blin sur la conception et le fonctionnement de l’AGC, au nom du constructeur Bombardier, le directeur régional de la SNCF Jacques Goolen a notamment rappelé que « l’exploitation de l’AGC sur le réseau régional allait à terme amener le doublement de l’effectif de l’atelier de maintenance des TER à Calais » et a rendu hommage aux RIO, ces trains jaune et argent mis en circulation au début des années 80.
Quant à Daniel Percheron, il s’est réjouit de l’inauguration de « ce beau train nordiste construit à Crespin chez le leader mondial de l’industrie ferroviaire qui va permettre d’unifier la région par le rail » et ensuite d’aller beaucoup plus loin vers Amsterdam, Anvers… et de gagner un quart d’heure entre Lille et Maubeuge.
La circulation commerciale des sept premiers AGC hybrides démarre ce dimanche 4 juillet, trois autres viendront d’y ajouter d’ici fin 2010 et les vingt suivants dans le courant de l’année 2011. Dès la rentrée de septembre, il circulera sur les lignes Lille-Calais-Boulogne-Étaples, Rang-du-Fliers et Calais-Amiens-Lille. Les voyageurs pourront égélement le prendre, à certains horaires sur le trajet Valenciennes-Douai-Arras-Béthune.
Texte et photos : Bernard Queste
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