
Lapin du ch’ti et Lapin des Beffrois sont heureux de vous annoncer la naissance de leur petit frère : le Lapin du plat pays. Le lancement ce jeudi à Lespesses d’une troisième marque certifiée régionale intervient dans un contexte économique pesant, la filière cunicole n’apparaît pas abattue pour autant.
Crise économique, coûts de plus en plus élevés des matières premières… pas de quoi donner envie aux jeunes de s’investir dans une exploitation agricole. Pourtant à vingt-deux ans, Gilles Derosiaux n’a pas eu peur de reprendre l’affaire de son père en septembre dernier. Une production qui demande une toute particulière attention puisque contrairement à l’aviculture pratiquée auparavant, insémination, sevrage et engraissement se font sur l’exploitation. Le cahier des charges du Lapin du plat pays n’est pas des moins stricts mais cela n’alerte en rien le jeune producteur, habitué jusqu’alors à se fournir en matière quasi exclusivement locale. C’est notamment sur ce plan que la rigueur est de mise, mais pas uniquement. Génétique régionale, alimentation 100% végétale, dix-huit têtes maximum au mètre carré, abattage entre 70 et 77 jours de vie… Des conditions draconiennes nécessaires à certaines garanties. La fraîcheur du produit d’abord puisque quarante-huit heures seulement s’écoulent entre la sortie d’élevage et la distribution. Une meilleure traçabilité ensuite, et enfin, argument écologique par excellence, la proximité des partenaires. Autant d’atouts à faire valoir auprès du consommateur.
Le lapin, habitude culinaire régionale
Cinquième plus importante productrice en France, la région Nord – Pas-de-Calais mange en moyenne un lapin et demi par habitant, ce qui est au-delà de la moyenne nationale. Consommer de la viande à lapin fait partie de nos traditions, alors autant que les nordistes consomment du local, ce qui n’est pas toujours le cas. D’où l’intérêt de la certification, soutenue notamment par l’association interprofessionnelle du lapin des Hauts de France, gage de qualité bien sûr mais surtout une réelle valorisation de la production cunicole régionale. Les gastronomes s’accorderont à dire qu’il est tout de même plus convenable d’entreprendre une recette traditionnelle avec un produit estampillé Nord – Pas-de-Calais.
texte et photo: A. Top
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