Sur scène, un musicien et une guitare électrique… Quelques accords et un drôle de personnage mâtiné de Madmax entre sur le plateau au volant d’une drôle de machine, mi-tracteur, mi-bazar de ferrailleur… Une machine qui porte le monde ou pour le moins les restes d’un monde, disons d’un « après-monde ». L’homme a sans doute fait joujou avec une quelconque arme de destruction massive. Mais l’on pourrait aussi se trouver sur une autre planète ! Un peu d’imagination que diable, c’est la clef pour entrer dans la pièce. Oublions le rationnel et laissons nous envoûter par cet appuntamento, ce « rendez-vous » à l’italienne. Il s’agit de bien décrypter la succession des scènes d’un théâtre sans paroles (les saisons qui passent, les traces de visages sur un carreau, des bouts de choses) ; un théâtre muet et pourtant bavard de toutes les langues : italien, français, russe, anglais, tricotés en un curieux salmigondis… Appunta Mento, on n’aime ou pas, selon que l’on se soit ou non laissé prendre au jeu. Et le héros finira en position du fœtus dans le ventre de sa « machine-mère », jusqu’à ce que le musicien abandonnant sa guitare vienne l’inviter à rejoindre la vie.
Mise en scène et écriture : Christophe Piret, avec Marc Amyot, Benjamin Delvalle et la compagnie Théâtre de Chambre.
Jean-Yves Vincent / Photo : J-Y.V.
URL courte : www.echo62.com/actu1958
