« Le ventre de la baleine » : aimer, jusque où ? Magnifique et pauvre Aphrodite ! Déesse de l’amour certes mais aussi femme battue. La pièce montre. Simplement, durement. Valérie Dablemont apporte à son personnage une sensibilité et un engagement total qui donne au spectateur l’envie de quitter sa chaise pour aller défendre ce petit bout de femme. Mais non, c’est du théâtre, ce n’est pas pour de vrai cet être déchiré qui, réfugié dans ses rêves, fait désormais le blocus de la vie. « Pin-pon, police secours secourt. Oui je suis une idiote, une imbécile, un souillon… Bonne à rien. Se tourne les pouces. Non mais, où est-ce qu’elle se croit celle là… Coups de poings serrés durs comme la pierre… Pin-pon, police secours secourt… »
En France, huit femmes meurent chaque mois suite à des violences conjugales répétées. Présentée à Avignon, la pièce a été créée en mars 2008 à la médiathèque de Lillers. Une mise en scène de Vincent Goethals, interprétée par Valérie Dablemont, accompagnement musical de Spike Mortelecque.
Jean-Yves Vincent / Photo : J-Y.V.
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