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| Il y aura quelque chose à faire sur le bateau... jusqu'au moment du grand départ (photo PVC). |
Le bateau, le bateau, le bateau… Tel est le quotidien de Pierre-Yves Chatelin depuis le début de la semaine. Lorsqu’il a quitté Calais, le Destination Calais était prêt, d’une manière générale, mais il reste toujours une foule de petites choses à faire, de détails à vérifier… Une planche à bloquer, une caisse à fixer…
« Je regarde aussi régulièrement la météo… qui bouge tout le temps. Même pas le temps d’aller sur les pontons pour voir les autres bateaux. En fait le seul vrai moment de détente, c’est le soir « pour boire un coup avec les copains ». Mais avant cela, aujourd’hui, il y a une manifestation officielle : la présentation des skippers… « Un moment important pour les spectateurs, pour tous ceux qui viennent nous voir » dit Pierre-Yves Chatelin qui voit aussi en ce moment-là, l’occasion de croiser les autres concurrents.
L'importance du sommeil
Le skipper calaisien accorde aussi beaucoup d’importance au repos qu’il prend… et qu’il prendra. L’homme a besoin de sommeil et il essaie de faire en sorte de prendre la mer complètement reposé. Physiquement en tout cas. Sur l’eau, il sait aussi, qu’il lui faudra savoir dormir… Moins de quatre heures par nuit, et je me mets dans le rouge, dit-il. Il sera donc comptable, avec l’aide d’un logiciel, de ce temps de repos qui sera sans aucun doute un élément déterminant dans le résultat final. Car il va falloir être endurant : la traversée devrait durer environ trois semaines, un peu plus, un peu moins, en fonction des options choisies, des vents et de tous les autres aléas de la course. Pierre-Yves Chatelin a également accordé une attention particulière à sa nourriture : quelques bocaux donnés par un copain restaurateur, des plats préparés, du riz, des pâtes, des fruits secs, mais très peu d’aliments lyophilisés.
Le cadeau de Vandenhende
Pour le reste tout est près… Demain samedi sera une journée un peu particulière car il va falloir passer un peu de temps avec tous ceux qui viendront le voir, lui apporter des encouragements, en début d’après-midi, il y aura le briefing météo et dans la foulée, viendra le moment de larguer les amarres pour le passage des écluses qui séparent encore le bateau de la pleine mer. Les dès seront alors jetés, il ne sera plus qu’à quelques heures d’un départ toujours très stressant compte tenu du monde qu’il y a sur l’eau aux abords de la ligne de départ. « Pour l’heure, je suis peut-être un peu moins stressé qu’il y a quatre ans… Peut-être… » Quoi qu’il en soit, le skipper calaisien part sans la pression d’un résultat à obtenir ou d’un podium à atteindre. « C’est vrai que lorsque je me suis lancé dans l’aventure, j’affichais la volonté d’être parmi les trois premiers de la classe 3… Classe qui a été fondue avec d’autres classes dans une classe rhum, où il y a même des multicoques. Conséquence, je suis parmi les trois plus petits bateaux. Je n’ai donc aucune chance de monter sur le podium, sauf conditions extrêmement favorables, toujours possibles sur une transat… Mais je n’y crois pas ; faire mieux qu’il y a quatre ans, serait déjà bien ; être dans les cinq premiers de la classe serait extraordinaire".
Reste que le skipper calaisien est encore bienheureux d’être là, content d’être sur un beau bateau. Sentiment unanimement partagé par les spectateurs qui passent devant un Destination Calais à qui la dentelle va à ravir. « Et c’est bien aussi pour les partenaires, à qui il est possible d’associer une image de beau ». Heureux aussi, Pierre-Yves Chatelin, de pouvoir accueillir demain, un parrain d’exception en la personne de Jean-Luc Vandenhende. « C’est un marin d’exception, pour qui j’ai énormément de respect. C’est un véritable cadeau qu’il me fait là. »
Philippe Vincent-Chaissac
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