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| Michel Lefait et Didier Helleboid constatant l'efficacité du nettoyage mécanique. |
Alors que la récolte des betteraves et de la chicorée bat son plein, la période est faste pour lancer une campagne de communication à propos du danger présenté par la boue sur la chaussée. Un danger dont les cultivateurs, les entrepreneurs de travaux agricoles et les transporteurs ont parfaitement conscience. L’an dernier déjà, le conseil général du Pas-de-Calais et la chambre d’Agriculture avaient uni leurs efforts pour mener une action de sensibilisation sur ce thème.
Ce lundi 25 octobre, à l’occasion d’un chantier d’arrachage de chicorée à Salperwick, le processus a été relancé en présence de Michel Lefait, député, vice-président du conseil général, Didier Helleboid, vice-président de la chambre d’agriculture, Jean-Marie Lemaire, président des entrepreneurs de territoire du Nord – Pas-de-Calais et de Picardie, et d’autres invités venus constater l’efficacité du système et surtout rappeler l’importance de bien signaler les chantiers d’arrachage susceptibles de générer de la boue et de nettoyer la chaussée pendant et dès les travaux terminés.
Après un week-end de pluie, autant dire que le terrain était plus que détrempé, ne permettant pas un arrachage dans les meilleures conditions et donc peu de transport routier. De la boue il y en avait cependant sur le bitume une fois passée la remorque lourdement chargée. Les invités ont alors assisté à un nettoyage rapide grâce à une balayeuse capable de ramasser le tout en quelques minutes et de rendre la route praticable. Il s’agit en effet d’inciter les conducteurs de véhicules de ralentir à l’approche d’un tel chantier, d’autant plus que les agriculteurs se doivent de le signaler clairement. Des panneaux indiquant la présence de boue (la mention « boue » suffit mais ont peut y ajouter « chaussée glissante ») doivent en effet être disposés et visibles à chaque extrémité de la zone concernée (150 m avant le début du danger).
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La règle d’or des exploitants agricoles et entrepreneurs se résume en fait à trois points essentiels : « je vérifie mon matériel » (taille, éclairage, signalisation), « je signale le chantier » (panneaux), « je nettoie ». Si les deux premiers points sont importants, le troisième, « je nettoie », est indispensable car les routes boueuses sont particulièrement dangereuses. D’autant plus en automne et en hiver quand elles sont rendues très glissantes par l’humidité et que les conditions de visibilité sont réduites. Elles doivent donc être nettoyées très rapidement, manuellement (eau, pelles et balais) ou mécaniquement (avec un engin approprié telle une balayeuse mécanique ou une lame équipée d’une bavette en caoutchouc).
Au cours de la démonstration de lundi, Michel Lefait a rappelé « l’importance qu’accorde le conseil général du Pas-de-Calais au bon état des toutes du département et par conséquent à leur sécurisation ». Cette campagne de prévention entre donc bien dans ce cadre avec son slogan « boue sur la chaussée, un danger à ne pas négliger » répété sur une plaquette distribuée à mille exemplaires auprès des acteurs concernés.
Il faut savoir par ailleurs l’article R116-2 du code de la Voirie routière prévoit que « seront punis d’une amende de 5ème classe, ceux qui auront laissé écouler, auront répandu ou jeté sur les voies publiques des substances susceptibles de nuire à la salubrité et à la sécurité publiques ou d’incommoder le public ».
Pour les exploitants agricoles, le fait de poser des panneaux de signalisation ne sera certes pas de nature à dégager leur responsabilité. Mais en mettant en garde les usagers de la route pour éviter tout accident, les juridictions, en cas de recours, pourront apprécier si les moyens mis en place ont été appropriés au danger créé. Danger qui, soit dit en passant, peut aussi survenir en plein été lors de travaux des champs entrepris après un orage par exemple ou même lors d’un simple transport de fumier ainsi que le rappelait un agriculteur présent à la démonstration.
Pour autant, tous ces dispositifs ne dispensent pas les conducteurs de se montrer prudents de leur côté. À eux aussi de lever pied à l’approche de tels chantiers et de savoir partager la route en toute sécurité…
Texte et photos : Bernard Queste
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