Développer un tourisme durable dans le respect des habitants, des visiteurs, de l’environnement. Créer des échanges culturels. Offrir des moments à vivre. Diversifier les clientèles. S’éloigner d’un tourisme de consommation. Maintenir un bon rapport qualité prix. Apporter une offre touristique à la carte. Transformer les visiteurs en habitants. Voilà ainsi énuméreées les grandes lignes de la stratégie de développement touristique édictée par le comité départemental du tourisme du Pas-de-Calais. Elle s’appuie sur les événements d’envergure internationale qui se déroulent dans notre département. L’anniversaire de l’armistice que nous venons de vivre en est un. À venir, l’année Blériot et du Transmanche (en 2009), l’ouverture du Louvre-Lens (2011) . Les Jeux olympiques de 2012 aussi, et il faut s’organiser au plus vite, pour que notre département soit dans la course.
Partant du principe que le Pas-de-Calais est à une heure de Londres, il y a d’évidence matière à travailler. L’on pense bien sûr aux sportifs eux-mêmes qui viendraient s’entraîner chez nous, aux délégations qui les accompagnent et qui peuvent se nourrir d’autres choses que de sport. Les grands et beaux équipements dont on annonce la rénovation ou la construction, sont les signes avant-coureurs d’un afflux de visiteurs qui chercheront à se loger pas trop loin des salles et des stades. De quoi remplir des hôtels, des gîtes, des chambres d’hôtes et autres, qui devront être attentifs aux demandes et aux besoins de leurs clientèles. Londres 2012 marque sans doute une pointe de fréquentation dans le tourisme de sport, en sachant qu’après l’épisode olympique, le Pas-de-Calais aura toutes les chances de multiplier l’accueil de grands évènements sportifs. Un seul exemple : une grande compétition de gymnastique à Calais suffit à remplir toutes les chambres d’hôtel du secteur. La proximité des aéroports, Lille et Beauvais, voire Le Touquet ou Calais-Marck qui peuvent aussi accueillir des avions de ligne sont des atouts indéniables, comme les lignes TGV, les autoroutes, les liaisons transmanche. Canadiens et Argentins qui ont de bonnes raison de connaître le Pas-de-Calais (cf Vimy ou San Martin) seront sans doute sensibles à cette proximité. L’on évitera tout de même de croire que les dizaines de milliers de spectateurs qui fréquenteront les arènes olympiques en 2012, préféreront être dans le Pas-de-Calais, qu’à Londres... Car les allers-retours de part et d’autre du détroit coûtent cher. D’ailleurs, peut-être vaudra-t-il même mieux compter sur les No Sport, ces Anglais qui fuieront la frénésie olympique.
Parmi les autres points sur lesquels le CDT travaillent activement, il y a le réseau de greeters, des accueillants passionnés et bénévoles, prêts à donner quelques heures de leur temps pour accompagner des touristes dans leur découverte d’un Pas-de-Calais intime, une centrale de réservation performante (Resa62), des hébergements à thème. Autant d’outils pour cultiver notre différence.
Notre photo : Accueillir de grands événements sportifs comme le championnat de France ou le grand prix mondial de gymnastique aérobic est l'occasion de remplir les chambres d'hôtel.
Texte et photo : Philippe Vincent-Chaissac
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