
Le Pas-de-Calais a intégré le réseau mondial des Greeters, des accueillants bénévoles qui ont l’amour de leur terroir, de leur département. Comme à New York ou dans le Kent qui a montré l’exemple au comité départemental de tourisme porteur de cette belle idée, ils ne sont pas professionnels du tourisme. Historiens, randonneurs, fils de maraîcher ou de mineur, professeur, retraité ou artiste… tous bavards et philanthropes, ils étaient dix-sept il y a quelques mois, ils sont maintenant quarante-deux, du littoral, de l’Audomarois, du bassin minier ou d’Arras.
Samedi, lors d’une cérémonie organisée à la maison du Département à Wimille, ils recevaient officiellement le badge es qualité. L’occasion de rappeler une fois encore que l’activité répond à des critères très précis. Le greeter ne se substitue pas au guide, il ne peut pas accompagner plus de six personnes à la fois. Dès lors, sa présence en ville ou sur un territoire ne peut être qu’un plus pour les offices de tourisme qui sont invités à participer au développement du réseau… Avec le greeter, les relations humaines retrouvent toute leur place dans une logique de découverte touristique hors des sentiers battus et d’échange de cultures. Les gens que nous accompagnons dit Christian Poilly, greeter dans le Montreuillois, « sont considérés comme des amis ». Belle façon de réinventer le rôle qu’ont joué les pionniers du développement touristique dans nos territoires où l’institutionnalisation et la professionnalisation ont mis hors du coup des bénévoles qui donnaient de leur temps, partageaient leurs connaissances avec toute personne qui passait par là, prête à les écouter. Un bon greeter n’est pas forcément un puits de science ; en revanche il sait capter l’attention des visiteurs qui partagent avec lui un moment de convivialité, qui embarquent pour une belle aventure. Sentiment partagé par Colette Martel, également de Montreuil.
Texte Philippe Vincent-Chaissac
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