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| Valentin Hanquez (co-pilote) et Olivier Robette (pilote) constituent un équipage très motivé |
Rendez-vous sur la place de Montreuil-sur-Mer. C’est sans doute de là qu’Olivier Robette et Valentin Hanquez partiront pour Paris, point de ralliement des 2400 participants au prochain 4L Trophy qui aura lieu en février. Ces deux étudiants qui habitent Cucq et Beutin, s’y voient déjà et rêvent des sables du désert.
Leur projet est déjà bien avancé : ils ont la voiture et le matériel scolaire qu’ils distribueront au Maroc, ils font le plein de conseils au fur et à mesure des contacts qu’ils nouent avec les amoureux du Maroc et les adeptes de raid auto, ils ont même commencé à s’entraîner un peu au volant d’une voiture, certes mythique, mais qu’ils n’avaient pas conduite jusqu’alors… Bref, ils sont presque parés. Même le contrôle technique a été effectué. Parés… à un détail près mais qui a son importance : le budget n’est pas bouclé. Durant tout le mois d’août qui vient de s’écouler, ils ont écumé les marchés aux puces et les brocantes de la Côte d’Opale… Merlimont, Le Touquet, Stella, Cucq, Etaples… jusqu’à Hesdin où nous les avions d’ailleurs déjà rencontrés. Objectif pour eux : se faire connaître, expliquer leur projet, leur démarche et éventuellement séduire quelques commerçants et chefs d’entreprises susceptibles de les aider. Ils en ont trouvé : le supermarché Leclerc à Attin qui les a autorisés à organiser une collecte de matériel scolaire ; Leroy Merlin à Merlimont aussi, qui leur propose de s’installer sur son parking, des médias, etc. autant de coups de main qui s’avèrent déterminants pour la suite des événements mais pour l’instant, il manque encore « le fortuné qui se cache parmi les anonymes ».
Faire fructifier le capital sympathie
Aide-toi, le ciel t’aidera… Olivier Robette et Valentin Hanquez vendent des crayons, des fruits et légumes qui leur ont été offerts et se font tout doucement un petit pécule qui ne demande qu’à grossir. S’il pouvait être aussi gros que le capital sympathie amassé en quelques semaines, ce serait vraiment formidable.
Motivés à l’idée de vivre une belle aventure, « quelque chose d’énorme », tout en s’inscrivant dans une démarche d’œuvre humanitaire, ils pensent sincèrement que ce projet va les faire grandir. Parce qu’ils sont obligés d’aller rencontrer des chefs d’entreprises et des décideurs, parce qu’ils sont aussi très attentifs à ce que leurs aînés (qui ont déjà fait un 4L Trophy) disent : tous sont rentrés changés. Et peut-être qu’entre les sables du désert et les montagnes de l’Atlas, ils trouveront le temps de méditer à leur avenir professionnel. Car si l’un et l’autre ont des cursus universitaires, l’immobilier et la gestion, ils ne savent pas encore ce qu’ils feront réellement. « Quelque chose qui fait qu’on ne voit pas le temps passer », dit Olivier Robette.
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Philippe Vincent-Chaissac
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