Une semaine après l’ouverture de la ligne Boulogne-Douvres par LD Lines, son concurrent direct, la compagnie maritime Sea-France annonce une possible suppression de 650 postes soit un peu moins de la moitié des emplois que compte la filiale de la SNCF. Hier était envisagé une reprise de Sea-France par Louis-Dreyfus armateurs (LDA).
Il ne s’agit pas d’Overspeed… pourtant tout va très vite. Il y a six mois, en août, sous un soleil radieux, les Calaisiens voyaient partir le Sea-France Molière vers Douvres. Nouveau bateau, nouvelles formules de voyage, augmentation de la capacité d’accueil, nouvelle clientèle… La compagnie opérait une mutation, le ciel s’est bien couvert depuis. L’éventualité d’un plan social faisant suite à l’annonce du déficit de l’entreprise a fait l’effet d’une bombe… à peine désamorcée hier par le président du conseil régional Nord - Pas-de-Calais Daniel Percheron qui évoquait une possible reprise de Sea-France par LDA. N’était-ce pas déjà prévu ?.jpg)
Depuis peu implanté sur le détroit du Pas-de-Calais, le groupe jusque-là implanté sur la façade atlantique et en Méditerranée, montrait déjà ses ambitions avec un pari ambitieux sur le trafic mixte au départ de Boulogne vers Douvres (fret et passagers). « Une compagnie aux reins solides qui ne fait pas n’importe quoi » expliquait Laurent Mazouni, manager de ville à Boulogne-sur-Mer, qui croit de toute évidence au maritime dans le détroit.
Nos photos: Un des ferries Sea France quitte le port de Douvres... peu avant le premier accostage d'un LD Lines dans le port du Kent... tout un symbole.
LD lines fait le pari de la mixité... le manque de fret, clef de la faillite de Sea-France.
texte et photos: A. Top
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