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| Guy Delcourt et Jean-Louis Subileau ont révélé le nom du cabinet retenu pour la mission. |
Euralens, structure créée pour favoriser le développement de Lens et sa région en s’appuyant notamment sur l’arrivée du Louvre-Lens, poursuit son chemin, mois après mois, avec de grandes ambitions pour l’ex-bassin minier. Ainsi, pour faire suite à l’appel d’offres lancé en décembre 2009 par le Groupement de commandes constitué des villes de Lens, Liévin, Loos-en-Gohelle et de la Communaupole de Lens-Liévin, quatre équipes d’architectes-urbanistes et paysagistes avaient dans un premier temps été retenues (sur vingt-quatre), pour l’élaboration du plan directeur du territoire central d’Euralens, la coordination des projets urbains et paysagers d’un grand territoire d’environ 1 100 hectares, ainsi que la conception des espaces publics pour l’arrivée du Louvre-Lens.
Vendredi 4 juin, à la mairie de Lens, la commission présidée par le député-maire Guy
Delcourt, dont faisaient notamment partie, auprès des élus des collectivités, Henri Loyrette, président directeur général du Louvre et Kazuyo Sejima, l’architecte du Louvre-Lens, a fait son choix. Il s’est porté sur l’équipe constituée de Michel Desvigne, paysagiste et Christian de Portzamparc, architecte-urbaniste. Ils ont remporté le marché devant Dominique Perrault, architecte-urbaniste et Peter Drecker, paysagiste, les deux autres candidatures, TER paysagiste associé l’agence Saison-Menu et Obras architecte-urbaniste associé au paysagiste Thierry Laverne, étant classées ex aequo.
Charge maintenant à l’équipe désignée « à l’unanimité », une fois ce choix validé par chacune des collectivités locales, de définir la stratégie territoriale, de coordonner les projets d’Euralens et dans les mois qui viennent d’assurer la maîtrise d’œuvre des premiers espaces publics de desserte du Louvre-Lens pour son ouverture fin 2012.
Territoire évolutif
Michel Desvigne, qui a notamment aménagé les espace de l’Île Seguin, et Christian de Portzamparc, soit dit en passant prix Pritzker (prix Nobel des architectes), ont comme leurs confrères « réalisé une analyse très intéressante du site en insistant sur l’opportunité de l’arrivée du Louvre pour transformer l’image et l’attractivité du territoire » a notamment souligné Jean-Louis Subileau. Un territoire que Guy Delcourt qualifie d’évolutif en direction des agglomérations d’Hénin-Carvin, Béthune-Bruay, Arras, Douai et Saint-Omer même, sans pour autant oublier les petites communes du Lensois qui doivent elles aussi tirer profit « économique et touristique » de ce formidable élan.
Pour revenir au choix de Desvigne-Portzamparc, « l’équipe expose, dans une forme très maîtrisée une analyse fine de la géographie du territoire construit en forme d’archipel et propose une méthode pour faire évoluer cette forme remarquable en conservant les vides car les îles peuvent être densifiées » insiste-t-on du côté de la commission. Extension de la trame verte, intensification des liaisons par les cavaliers, parcs, chemins jardinés, quais verts en direction du musée du Louvre, gestion des eaux à grande échelle, mise en évidence du pôle de la gare TGV… sont autant d’éléments qui ont séduit
Katia Lamy, chargée du projet architectural du Louvre-Lens, a rappelé l’important de créer une image globale et attractive pour que les visiteurs puissent raconter ce qu’ils ont fait au musée et ce qu’ils ont vu à Lens. De son avis, le projet retenu est en plein accord avec le choix de 2005 sur la conception du Louvre-Lens.
Six ans, telle est désormais la durée de l’accord cadre grâce auquel les attributaires vont pouvoir concrétiser « une nouvelle vision des cités minières transformées en grande cité jardin ».
Texte et photo : Bernard Queste
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