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| Le collège des sept vallées tel qu'il se présentera à la fin du chantier. |
Ils ne sont plus là pour en témoigner (les derniers ont été détruits au cours de l’été), mais les anciens locaux du collège des Sept Vallées n’étaient plus au goût du jour. Bâti et mis en service en 1957/58, nationalisé en 1959 sous forme de CES (collège d’enseignement secondaire) avec un internat jusqu’en 1970, l’établissement avec ses longs couloirs, ses salles de classe étroites… n’était plus adapté à l’enseignement moderne. C’est pourquoi le conseil général du Pas-de-Calais a décidé sa reconstruction complète, une opération d’un peu plus de 15 millions d’euros conduite en plusieurs phases dont l’une a consisté à l’édification du bâtiment principal opérationnel depuis quelques jours.
Situé en bord de Canche, le collège des Sept Vallées bénéficie d’un environnement agréable. Ce sera d’autant plus vrai avec les aménagements accompagnant sa reconstruction. La superficie du terrain a en effet permis de prévoir de vastes parkings, des aires de circulation et de dépose des cars scolaires, espaces verts, auxquels viennent s’ajouter des toitures végétalisées du plus bel effet.
Côté bâtiments, les 470 élèves, la quarantaine d’enseignants, le personnel administratif et de service ont pu dès ce mois de septembre investir l’aile dont les finitions ont été terminées et le mobilier flambant neuf installé au cours de l’été. Avec leurs parents, les jeunes avaient déjà découvert les lieux fin juin, sous la conduite de Gérard Ratynska, un principal tout heureux de suivre le chantier de bout en bout. « J’avais quitté le collège d’Auxi-le-Château au moment où les travaux débutaient. Ici je vais connaître toute la reconstruction, j’y participe activement et grâce aux cinq années passées dans l’établissement, je peux formuler mes remarques et mes souhaits » explique-t-il en nous guidant à travers les couloirs des nouveaux locaux où sont organisés le grand hall d’accueil, les bureaux administratifs, les quatorze salles banalisées, deux salles de sciences, deux salles de technologies, deux salles informatiques, la salle d’arts plastiques. Tout y est prévu, depuis les prises Internet omniprésentes jusqu’aux TBI (tableau blanc interactif) et même des vidéoprojecteurs qu’affectionne particulièrement M. Ratynska.
À noter que désormais l’entrée des élèves se situe rue Andrée-Patoux où une grille provisoire a été installée en attendant les aménagements définitifs.
La reconstruction se poursuit
Au cours des prochains mois, seront encore construits une salle de sciences, une salle de musique, la et surtout l’ensemble de la SEGPA avec ses deux modules « hygiène, alimentation, service » et « métiers du bâtiment », le tout devant être en service pour la rentrée de septembre 2011. D’ici là, les anciens locaux administratifs auront été détruits pour laisser place au parking, aux espaces verts et à une nouvelle voie (le long de la salle de tennis) permettant aux autocars d’emprunter l’avenue de la Canche et de rejoindre la rue Patoux pour la desserte du collège. Sachant que sur un effectif de 470 élèves, près de 400 utilisent les transports scolaires, cette nouvelle organisation est essentielle.
En attendant, il faudra encore beaucoup méthode au principal et à ses collaborateurs, dont Christophe Coutouly son adjoint, Pierre Blarel le directeur de la SEGPA et Thérèse Fiquet la gestionnaire, pour organiser le bon fonctionnement du collège dans ses nouveaux locaux.
Hommage au peintre Henri Le Fauconnier.jpg)
Son nom ne dit peut-être rien à la plupart des Hesdinois. Henri Le Fauconnier n’en est pas moins une célébrité de la commune. Né en 1881 à Hesdin, décédé à Paris en 1946, ce peintre cubiste et expressionniste, ami de Marc Chagall, Marcel Gromaire et de bien d’autres, est longtemps resté méconnu en France alors qu’il a côtoyé les plus grands et participé à de nombreuses expositions en Europe au début du XXème siècle, particulièrement aux Pays-Bas où il était très apprécié.
Gérard Ratynska a décidé de lui rendre hommage « parce qu’il n’y avait aucun lieu à Hesdin évoquant sa mémoire » en donnant son nom à la salle polyvalente de l’établissement dont l’EROA (espace de rencontre avec l’œuvre d’art) qui équipe désormais chaque collège du Pas-de-Calais rénové, accueillera la reproduction de l’un des tableaux de Le Fauconnier. Il s’agira en l’occurrence de « La petite écolière » dont l’original est conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg. Une toile dont il est quasiment certain qu’elle a été réalisée en 1907 à Hesdin où l’artiste résidait à l’époque auprès de sa famille.
Collège des Sept Vallées, rue Andrée-Patoux à Hesdin, Tél. 03 21 86 87 65.
Texte et photos : Bernard Queste
URL courte : www.echo62.com/actu2819
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