Journaliste au sein de la rédaction de L’Écho du Pas-de-Calais, Jérôme est un enfant de l’Audomarois, toujours en quête d’un nouveau « jouet ». Dernier en date, un filtre infrarouge placé devant le capteur de son boitier d’appareil photo, qui fait de lui un des rares individus à produire des clichés révélant à l’écran ou sur papier, des lumières invisibles à l’œil nu.

Paysages, nuages, lieux abandonnés et quelques chaussées de notre département sont passés au crible d’un objectif somme toute assez particulier et constituent tout un pan d’une exposition « Lumières en scène et lumières invisibles » qui a pris place du 3 décembre au 2 janvier à Lillers et plus précisément en sa médiathèque municipale qui répond (c’est une image) au doux nom de Louis-Aragon. Cet Auchellois d’adoption est un artiste pour le moins modeste, aussi discret que ses clichés pétaradent, à l’image (sans mauvais jeu de mot) de cette station de carburant désaffectée d’Aix-Noulette, furoncle pour le commun des mortels, magnifiée par l’œil de l’artiste. Oui c’est une affaire de goût, il n’est pas prohibé de ne pas aimer… mais la rareté, l’étrangeté de panoramas revisités, ne peuvent que susciter l’étonnement (c’est un minimum) sinon un ravissement. Autre chapitre, « les lumières en scène »… des photographies de concerts en tous genres, où l’émotion qui se dégage importe bien plus que l’artiste lui-même. Photographe officiel du Main Square festival -excusez du peu- Jérôme n’affectionne pas particulièrement se retrouver sous les projecteurs. À des années-lumière de certains énergumènes imbus d’eux-mêmes car bien dotés en matériel photographique. Bien tapi dans l’ombre, il immortalise certains faisceaux lumineux versés au bord des scènes, des moments « live » offerts par des artistes de renom, Lenny Kravitz, Ben Harper et Selah Sue en tête et par d’autres, moins réputés, mais qui méritent tout autant d’être exposés… et sublimés. Si vous pensiez tout connaître de la photographie vous risquez fort de tomber des nues.
L'Écho du Pas-de-Calais n°122
Janvier-Février 2012
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